Pancréas artificiel, aux Etats Unis 1ere mondiale

L’agence fédérale américaine (FDA) a autorisé aux États-Unis la commercialisation d’un pancréas artificiel. Une première mondiale.

300 000 personnes en France et 22 millions dans le monde atteintes de diabète de type 1 pourraient retrouver de l’espoir grâce à cette nouvelle : les États-Unis ont autorisé le 30 septembre la commercialisation d’un pancréas artificiel.

À quoi sert le pancréas artificiel ?

Relié à un écran, ce dispositif mesure le taux de sucre en temps réel, et calcule la dose d’insuline à injecter grâce à un algorithme. Ce pancréas artificiel fonctionne seul grâce à un capteur inséré sous la peau.

Un appareil qui laisse une plus grande liberté aux malades souffrant de diabète de type 1 puisqu’ils n’ont plus à surveiller manuellement (et très souvent) leurs niveaux de glucose et à s’administrer de l’insuline.

Le pancréas chez les diabétiques de type 1

En temps normal, le pancréas libère de l’insuline dans le sang, une hormone qui régule le taux de sucre. Les diabétiques de type 1 possèdent un pancréas défaillant : il ne produit plus d’insuline. Au quotidien, ils doivent donc la réguler et s’en injecter régulièrement pour rester en bonne santé. En cas de manque, il peuvent tomber dans le coma. Et si s’en injectent trop, ils risquent la même issue, voire la mort…

Malgré les progrès de la médecine et la commercialisation de pompes à insuline, d’abord via une piqûre d’insuline dans le doigt, puis, par des appareils plus récents, envoyant des doses d’insulines sans avoir besoin de se pique r, les malades ne sauraient pas calculer la dose correcte à s’injecter.

Selon un sondage de la Fédération française des diabétiques , 25 % des diabétiques de type 1 s’injecteraient trop d’insuline et subiraient de l’hypoglycémie (taux de sucre dans le sang trop bas) au moins cinq fois par semaine. Et 8 % des personnes sondées feraient au moins un coma chaque année.

Pancréas artificiel : une seule contrainte

Le nouvel appareil présente une contrainte : s’ils font un repas trop gras, les diabétiques devront ajuster la dose d’insuline à injecter 10 minutes avant de manger. S’ils s’entraînent, ils ajusteront la dose 30 minutes avant l’activité physique.

Les fabricants assurent que cette contrainte devraient disparaître.

Pancréas artificiel : à quand la commercialisation ?

Aux États-Unis, où le dispositif a été autorisé par l’agence fédérale américaine (FDA), la mise sur le marché est prévue pour 2017. Il reste encore quelques essais à réaliser afin de vérifier que l’appareil n’irrite pas la peau, ou qu’il ne provoque pas d’hypoglycémie.

En France, Diabeloop souhaiterait commercialiser ce pancréas artificiel. Des expérimentations doivent aussi être réalisées en 2017. Le groupe espère obtenir l’autorisation en 2017 ou 2018 pour une commercialisation en 2018 .

Pancréas artificiel : quel coût ?

Son prix ? Environ 9 500 euros (comprenant l’achat du matériel, l’entretien, la recharge…) par an et par patient. Soit 10 % de plus qu’une pompe à insuline.

Il restera à convaincre l’Assurance maladie des avantages du dispositif pour les patients afin qu’elle accepte de le rembourser. Affaire à suivre…

http://www.topsante.com/medecine/maladies-chroniques/diabete/vivre-avec/diabete-un-pancreas-artificiel-autorise-a-la-vente-aux-usa-613649

source : Le 01 octobre 2016 à 13h12 – par Ysabelle Silly (top santé)

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